Cancer de la Prostate, renseignements pour comprendre et choisir

COMPRENDRE LA PROSTATECTOMIE TOTALE

Prostatectomie totale : Techniques opératoires

Il existe deux façons différentes de réaliser la prostatectomie totale :

La prostatectomie totale incisionnelle

(encore appelée : rétropubienne ou « à ciel ouvert »)
Avantages
L'immense intérêt de la voie incisionnelle est de permettre au chirurgien de développer toutes les subtilités techniques pour aborder la prostate sous son meilleur angle. Par exemple la section du sphincter nécessite dans la technique développée par l’auteur du site des instruments très spécifiques crées uniquement pour ce temps opératoire. Au total 5 instruments différents sont utilisés et la section sphinctérienne est décomposée en 7 séquences très codifiées pour permettre une incision du muscle sphinctérien sans le moindre traumatisme irréversible. Pour la préservation des nerfs érecteurs les moyens techniques sont encore plus subtils. Les plans d’exposition qui permettent de disséquer les nerfs érecteurs sont modifiés tous les 3 à 4 millimètres, ce qui correspond à une dizaine de temps opératoires différents pour la dissection d’une seule lame nerveuse. Cette grande qualité de l'exposition opératoire adaptée à chaque étape de l'opération est indispensable et augmente considérablement la précision de la dissection. Une telle infrastructure technique est totalement irréalisable au robot.(voir vidéo : congrès de l'Association Française d'Urologie)
Inconvénient
L'incision cutanée et musculaire est le seul inconvénient. Elle nécessite une convalescence d'un mois après l'opération.

La prostatectomie totale robot-assistée et coelioscopique.

Avantages
Les cicatrices sont de plus petites tailles que celles de la chirurgie conventionnelle. Elle est pour cette raison considérée comme chirurgie : « mini-invasive » par ses auteurs.
Inconvénients
La voie robot-assistée impose deux contraintes majeures au chirurgien : il ne peut travailler que dans l'axe de la caméra et il ne peut utiliser qu'un nombre très limité d'instruments.Ces contraintes ne laissent donc aucune liberté d’exécution pour le chirurgien. Pour les temps opératoires les plus délicats, il lui est impossible d'exposer la prostate sous son meilleur angle, il est obligé de s’adapter à l’angle imposé par l’optique. C'est le cas pour deux temps opératoires importants : la section du sphincter et surtout la dissection des lames nerveuses. Cette incertitude de dissection, indépendante de l'opérateur, est le plus grand handicap de la prostatectomie robot-assistée.

Très important

Ces critiques de la robotique ne sont relatives qu’à la prostatectomie totale. L’anatomie de la prostate, très complexe et spécifique, impose des moyens techniques particuliers, que le robot ne peut apporter. Pour la chirurgie des tumeurs du rein (ou tout autre organe) ces critiques ne valent plus car l’anatomie est ici très différente et le robot est alors un remarquable outil pour le chirugien.
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